Le Vent du Nord et le Soleil

Résumé


« Le Vent du Nord et le Soleil » est une fable d'Ésope qui met en scène un duel inattendu entre deux forces de la nature. Tout commence par une dispute : lequel des deux est le plus puissant ? Pour le savoir, ils décident d'un défi — ôter la cape d'un voyageur qui chemine sur la route. Le Vent souffle de plus en plus fort, mais le voyageur serre sa cape davantage à chaque rafale. Le Soleil, lui, choisit une toute autre approche.


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Le Vent du Nord et le Soleil se disputèrent. Chacun d’eux prétendit qu’il était le plus fort. Là-bas, au-dessous d’eux, un voyageur marcha. Il porta une cape sur les épaules.

Le Soleil dit au Vent du Nord : – Faisons une épreuve pour nous départager. Celui d’entre nous qui pourra le premier ôter la cape de ce voyageur sera le plus fort.

– D’accord, répondit le Vent du Nord, en souriant chaleureusement.

C’est le Vent qui commença le premier. Il se mit à souffler, faisant plier les arbres, claquer les drapeaux et le linge étendu. Le voyageur, saisit par le froid, tint sa cape bien serrée. Alors le Vent se mit à souffler en tempête. Le voyageur tint sa cape encore plus serrée. Le Vent n’arriva pas à la lui ôter, malgré tous ses efforts.

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 Le Soleil se mit alors à briller. Au début, ses rayons étaient doux et, dans la chaleur agréable qui succédait au froid glacial du vent du Nord, le voyageur défait les cordons de sa cape et la laissa pendre mollement sur ses épaules.

Les rayons du soleil deviennent de plus en plus brûlants. Le voyageur ôta sa cape et s’épongea le front. Enfin, il eut tellement chaud qu’il l’enleva pour échapper au soleil ardent, puis s’allongea à l’ombre d’un arbre sur sa route pour se reposer.

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Credits

Ésope est un fabuliste de la Grèce antique, dont les récits brefs et moralisateurs ont traversé les siècles pour inspirer des auteurs comme La Fontaine. Cette fable, l'une de ses plus célèbres, illustre avec une simplicité remarquable l'idée que la persuasion douce est souvent plus efficace que la contrainte brutale.